URGENCE SOCIALE

, par Bernard

STOP AU TSUNAMI LIBÉRAL

Pris dans les logiques de l’austérité, résultant notamment des contraintes du Pacte de stabilité européen, les gouvernements estiment n’avoir d’autre issue que favoriser la compétitivité des entreprises. Ces politiques, dites de l’offre, consistent à répondre aux revendications patronales de réduction du coût du travail, de flexibilité, d’allègement de la fiscalité des entreprises et, aujourd’hui, de mise en cause du Code du travail. Le dialogue social tant invoqué est vu essenciellement comme un moyen d’impliquer les organisations syndicales qui veulent bien s’y prêter. Ainsi, tout en l’évoquant régulièrement, le président de la République et le gouvernement décident unilatéralement de la plupart des mesures sur lesquelles les interlocuteurs sociaux sont sommés de « négocier », à la grande satisfaction du patronat.

PÊLE-MÊLE DES RECULS SOCIAUX

• Pacte de responsabilité (41 milliards d’euros en 2017 aux entreprises, sans contrepartie, financés par 50 milliards d’euros de réduction des dépenses publiques et sociales).

• Extension du travail le dimanche.

• Gel des salaires dans la fonction publique et absence de coup de pouce au Smic.

• Appui marqué à un accord sur les retraites complémentaires qui recule, de fait, à 63 ans l’âge de départ à taux plein.

• Tensions de plus en plus vives dans les missions de service public de moins en moins financées.

Maintenant, c’est avec le projet de loi El Khomri, qui remet en cause le Code du travail et les règles de la négociation, que le gouvernement veut s’attaquer aux droits des salariés. Une vague libérale est en train de se transformer en tsunami submergeant les droits sociaux. Il est temps que les salariés et demandeurs d’emploi se fassent entendre pour dire stop.